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Coup de jeune !

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Piqûres de Botox...

 

 

 

La mode étant au "jeunisme", voilà une (bonne ?) raison d'offrir un petit lifting au petit camion.

 

Relativement bien conservé par la Gendarmerie, il n'en reste pas moins qu'à 49 ans il mérite mieux qu'une peinture fanée mal appliquée, et quelques départs de corrosion qui le font paraître plus que son âge.

 

Deux solutions pour y parvenir : le démontage total et une restauration en règle, ou une simple remise à niveau cosmétique. Par manque de temps (on verra plus loin...), et surtout parceque l'engin est en bon état, ce sera la 2ème solution qui sera retenue.

 

 

Les grands travaux de l'humanité...

 

 

Profitant d'une semaine de congés, j'entreprends donc ce chantier qui pour diverses raisons, va s'avérer être une galère dont il va falloir tout de même venir à bout...

 

 

Jour N°0 : petits démontages & décapage mécanique

 

 

Afin de réussir au mieux la peinture, il convient de démonter quelques accessoires (supports de feux avant, roues, galets du treuil, caches des phares, calandre (à restaurer pour le coup), poignées diverses, tôles du plancher, pare-choc avant, arceaux de benne, support de roue de secours, etc...

 

 

Le PC arrière sera également démonté pour le redresser à la presse car un des montants a une pliure et le tampon droit est de travers...

 

 

 

 

Quand aux passages de roues arrières une fois débosselés, ils seront décapés à la meuleuse, puis traités au primaire anti-rouille

 

 

 

 

Jour N°1 : mise au vert

 

 

Cela fait déjà plusieurs semaines que j'écume internet à la recherche d'authentique peinture "vert OTAN" sans succès. Comme il faut bien avancer, je part pour l'est de la région Parisienne chercher le dernier seau de 5 kg restant chez un marchand de surplus militaire bien connu : bilan 350 km et 2/3 de journée passée sur la route et dans les bouchons de ce lendemain de jour férié...

 

Sur le retour, j'achète 2 cartouches d'anti gravillons (évidemment : plus de noir en stoc, donc je repars avec une noire et une grise...), et 1 litre de diluant.

 

Comme il reste encore un peu de temps, je file chez "Kiloumachin" et charge 120 Kg de corindon dans le coffre de mon auto qui n'en demandait pas tant !

 

 

Jour N°2 : sous les pavés la plage :

 

Le lendemain il pleut (je précise que je n'ai pas encore de local de stockage pour travailler au sec) ; qu'à cela ne tienne : c'est sablage. A l'aide d'un nettoyeur HP équipé d'une lance de sablage, il me faut environ 2 heures pour décaper les parties suivantes :

 

- 4 roues + les ponts + les tambours + le treuil

 

Il manque 30 à 50 kg d'abrasif pour faire la roue de secours et son support

 

Idéalement il vaut mieux sabler à l'air comprimé (malgré la poussière) car on peut réutiliser l'abrasif ; malheureusement il faut dans ce cas là un compresseur très puissant ; ce que je ne possède pas.

 

Mon nettoyeur HP avec ses 150 bars disposant d'un débit suffisant (600 L/heure), convient tout à fait. En revanche, l'hydro-sablage requiert que les parties traitées soient protégées de la corrosion dans les plus brefs délais (ça rouille à vue d'oeil en quelques minutes !!!).

 

Bref, on en restera là...

 

A la fin du traitement, l'environnement du camion ressemble à une plage de sable noir ; quant à moi, je ferai peur à un mineur de charbon...

 

 

 

 

Jour 3 et suivants...

 

Qu'il est long le chemin du décapage...

 

Le châssis et les parties internes de tôlerie (ailes, passages de roues), sont recouverts d'une sorte de blaxon bitumeux dont seule la meuleuse munie d'une brosse peut en venir à bout.

 

Ce sont donc de très longues heures d'un travail particulièrement ingrat et pénible qu'il faut passer, pour parvenir à retirer cette matière collante et puante.

 

Les coins, recoins et autres aspérités sont autant faces cachées qu'il faut traiter, aussi n'imaginez pas que repeindre correctement (et encore sans démontage), soit une partie de plaisir... 

 

 

 

 

Quant aux roues, c'est un peu plus facile car elles ont été très bien décapées par l'hydrosablage

 

 

Le plus long étant le masquage...

 

 

Au fur et à mesure du décapage, il faut arrêter les départs de corrosion ; c'est le rôle du primaire anti-rouille.

 

Chaque partie est donc traitée. 

 

 

 

 

 

 

 

Au soir du 5 jour, je casse le godet du pistolet servant à passer le primaire...

 

Tant pis ! il faut continuer le décapage ; ce soir-là ce sera jusqu'à plus de minuit...

 

 

La météo du lendemain s'annonce mauvaise, je tente de remonter les roues pour essayer de déplacer le camion. Mais les forces m'abandonnent : il est près d'1heure du matin et je suis sur le camion depuis 06H30 le matin... Au bout de près d'une heure je n'ai remonté que les 2 roues avant (qui pèsent 1 tonne !!!). Ras le bol : je file au lit !

 

 

6ème jour...

 

Aujourd'hui la météo est pourrie : il faut donc faire un abri provisoire pour protéger le travail en cours.

 

Le poste à souder étant quasi inaccessible, et la flemme (ou la fatigue) aidant, je commence une structure boulonnée pour y poser une bâche...

 

L'idée est bonne car avec les étais utilisés, on peut régler la structure en hauteur et en extension...

 

 

Le seul souci, c'est que tout me tombe sur la tête lors du levage : les pattes se tordent et il faut recommencer...

 

Je sors donc le poste à souder, recommence... (bilan : 2/3 de journée de perdue...).

 

 

Bref c'est très moche, mais ça protège bien...

 

 

Jour 7 :

 

Il me reste encore un second pistolet (de qualité trèèèèès moyenne mais pour le chassis ça devrait aller.

 

Donc, après le primaire, je passe une couche d'antigravillons (noir et gris : "because" plus assez de noir chez le marchand...).

 


 

 

Petite entorse à l'origine : les ponts, les arbres de transmissions, les flasques de tambours, les tambours, l'intérieur des roues, le PC avant et le mécanisme du treuil (hors cabestan) sont traités à l'anti-gravillons.

 


 

 

 

 

Les passages de roues av & ar sont également traités de cette manière. 


 

 

Les tôles du plancher de cabine sont également traitées de cette façon, puis sont remontées avec de la boulonnerie neuve

 


 

 

 

 

En fin de journée, une couche de noir satiné terminera cette partie...

 

ça commence à prendre tournure

 

 

 

Jour 8 :

 

 

Je pars acheter un nouveau pistolet chez un "pro" ; il fait super beau et aucun vent : le temps est idéal pour peindre...

 

Après avoir attendu 1H40 (SI !!!) pour enfin avoir mon pistolet et 2 litres d'apprêt teinté, me voici de retour sur le chantier et là je me rends compte que le pistolet n'a pas d'embout (...).

 

Histoire de ne pas perdre trop temps,  je continue les petits démontages et décapages...

 

La peinture sera pour un autre jour.

 

 

Jour 9 et suivants : (j'ai arrêté de compter...)

 

Le décapage de la planche de bord est effectué "à blanc" car de la corrosion rampe sous la peinture (pattes d'araignées) ; j'en profite au passage pour me faire un "peeling" superficiel à l'aide d'une brosse montée sur une meuleuse....

 

 

Cette blessure superficielle d'apparence anodine me fera pas mal souffrir les jours suivants, et restera comme une trace de brûlure à jamais imprimée dans mon mollet gauche... (+ une autre sur le poignet droit...).

 

Bref, il faut continuer ; donc traitement anti corrosion avec 1 couche de primaire

 

 

Même chose pour les éléments de tôlerie qui ont été décapés jusqu"à la tôle nue.

 


 

 

Aujourd'hui c'est (enfin) peinture...

 

Les légères imperfections sont comblées au mastic puis poncées. Toute la tôlerie est également poncée (à sec) au papier (grain 240).

 

 

La carrosserie est ensuite essuyée, lavée et séchée à l'air.

Puis vient l'application de l'apprêt (1 couche) en commençant par l'intérieur de la cabine

 

 

 

 

 

ça commence à prendre tournure !!!

 

à suivre...

 

 




08/06/2010
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